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Le contrôle des structures
C’est une législation d’ordre public.
Etre propriétaire n’implique pas nécessairement le droit d’exploiter le bien en cause. Il faut parfois une autorisation administrative.
La législation sur le contrôle des structures constitue le volet le plus important de la politique agricole nationale.
Pour produire, il faut un support foncier qui n’est pas extensible. Il attise des convoitises. Il diminue très régulièrement. Chaque année, il y a à peu près 60 000 hectares qui changent de destination : ils sont des supports à l’urbanisation et à l’infrastructure. Chaque année, il y a environ 32 000 départs qui libèrent 1 million d’hectares. Le territoire national diminue de façon constante.
La profession agricole est attachée à un certain modèle d’entreprise agricole. Elle a défini un modèle idéal d’entreprise : c’est une entreprise ni trop grande ni trop petite : c’est l’entreprise à responsabilité personnelle à taille humaine. L’outil de régulation est le contrôle des structures.
Il ne s’agit pas de contrôler le droit de propriété mais de contrôler le droit d’exploiter. Celui qui achète n’est pas soumis au contrôle des structures. Il concerne l’exploitant agricole qui veut exploiter la terre.
Les sanctions de l’irrespect des règles du contrôle des structures :
- Sanctions civiles coercitives :
- Sanctions économiques : Perte de toutes les aides financières étatiques. Pas de perte des aides européennes.
- Sanctions financières : Indemnité annuelle infligée par l’administration préfectorale.
Les outils du contrôle des structures :
La CDOA (commission départementale d’orientation de l’agriculture) a un rôle consultatif sur les demandes présentées. Le préfet n’est pas obligé de la consulter. Il n’est pas lié par l’avis de la CDOA. Les avis de la CDOA sont écoutés dans la plupart des cas.
Le contrôle n’est pas libre, il y a des normes juridiques qui figurent dans un document départemental : le schéma directeur départemental des structures agricoles. Il y a une unité de mesure : c’est l’unité de référence (article L 312-5 CR). C’est une surface de viabilité économique, élaborée. Pour tout ce qui se rapproche de cette surface idéale, il y aura une autorisation.
Le fonctionnement du contrôle des structures :
- Installations,
- Agrandissements,
- Réunions d’exploitation.
Peu importe que les opérations soient réalisées par le propriétaire ou le fermier.
- Transformation d’une exploitation individuelle en société,
- Le conjoint de l’exploitant devient associé,
- Les deux époux ayant chacun une exploitation décident de créer une société.
- Conditions afférentes aux personnes :
- Conditions afférentes aux biens :
La priorité est l’installation des jeunes agriculteurs, puis l’agrandissement des installations existantes et enfin l’accueil des pluriactifs.
Les opérations réalisées par les SAFER n’échappent pas à la rigueur du contrôle des structures. Les SAFER sont contrôlées s’il s’agit de mise en valeur portant sur des surfaces trop importantes par rapport au schéma directeur. Les SAFER ont plus de liberté au niveau des surfaces, le seuil de contrôle porte sur des surfaces plus importantes : agrandissement excédant deux fois la surface UR.
- Opérations SAFER non soumises à autorisation préalable (qui respectent le critère de surface),
- Opérations d’exploitation familiales (transmission par donation, location, vente ou succession d’un parent ou allié jusqu’au troisième degré). Trois conditions :
- La loi prévoit un envoi RAR au préfet.
- L’administration vérifie que le dossier est complet. Si le dossier est complet, le service l’enregistre et délivre un AR. Le préfet a quatre mois pour prendre la décision avec prorogation possible jusqu’à six mois. Le préfet peut délivrer plusieurs autorisations d’exploiter. L’obtention de l’autorisation d’exploiter ne préjuge pas du titre d’exploitation.
- Des recours sont possibles :
- Les irrégularités ne se prescrivent pas.